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LA REFORME DES ETUDES REPOUSSEE A 2014

PARIS, 25 mars 2013 (APM) - L’entrée en vigueur de la réforme des études de masso-kinésithérapie est de nouveau repoussée d’un an, à septembre 2014, indique le compte rendu d’une réunion tenue le 13 mars entre les représentants de la profession et des deux ministères compétents, dont l’APM a eu copie.

A l’issue d’une manifestation à Paris, mercredi, une délégation a été reçue au ministère des affaires sociales et de la santé, lequel s’est engagé, avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, à adresser le compte rendu écrit de la réunion précédente aux participants (cf APM NCQCK005). 

"Le travail à conduire avec les deux ministères doit désormais être mené avec l’objectif d’une rentrée en septembre 2014", affirment-ils dans ce document d’une page.

Ils rappellent des engagements formulés fin février, dont l’attribution de 240 crédits européens pour quatre ans de formation, "incluant une première année universitaire qui sera généralisée" (cf APM NCQBP005). Ils précisent cette fois que l’année préparatoire deviendra "non seulement une année de sélection et d’orientation, mais aussi une année de formation à part entière".

"Cet objectif a pour corollaire logique tout d’abord l’abrogation du décret de 1987 concernant le concours d’entrée et donc l’évolution du mode de sélection ainsi qu’une évolution des conditions d’application des quotas d’entrée dans la formation", poursuit le compte rendu. 

Le travail à mener en vue de la réforme "devra également traiter la question de la gestion et du calendrier plus précis de la période de transition". "Une programmation de nouvelles réunions sera établie par les deux ministères et transmise aux participants dans les prochains jours", affirment les ministères.

Ils rappellent que le gouvernement a chargé les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des affaires de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) d’une réflexion sur les formations paramédicales (cf APM NCQBK003). Ses conclusions "sont très attendues et devraient apporter un éclairage utile à la poursuite des travaux de réingénierie", notent-ils. Cependant, "les deux ministères ont fait le choix de ne pas inclure la question spécifique des masseurs-kinésithérapeutes" dans la mission "en raison de l’avancement des travaux de réingénierie".

En 2011, les deux ministères espéraient lancer le nouveau programme de formation à la rentrée de septembre 2012. Mi-2012, ils avaient repoussé la réforme à septembre 2013 (cf APM NCPHG004).

MANQUE DE COLLABORATION EN AMONT

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, VOIR CI DESSOUS EN PJ, le SNMKR  dit "regretter le report d’un an de la réforme". Il aurait, selon lui, "pu être évité si une réelle collaboration entre les ministères concernés et les organisations représentatives de la profession avait été rendue possible par une meilleure communication en amont de l’arbitrage rendu"

Le syndicat note "de réelles avancées" dans le compte rendu, tout en pointant la persistance de "zones d’ombre, notamment quant à la première année de sélection". Le SNMKR demande cinq ans d’études pour tous les étudiants (et non pas quatre pour tous, puis une de plus pour ceux qui s’inscriront dans un master facultatif, comme le propose le gouvernement).

"Les ministères considèrent qu’une évolution des conditions d’application des quotas d’entrée dans la formation est nécessaire, sans toutefois en préciser les modalités. Nous souhaitons être associés à cette étude qui ne devra pas omettre la problématique de l’arrivée massive voire inquiétante sur notre territoire de kinésithérapeutes à diplôme communautaire chaque année", ajoute le SNMKR.

Joint lundi par l’APM, son président, Stéphane Michel, a jugé qu’en janvier, lorsque le gouvernement a officiellement annoncé la réforme pour la rentrée 2013, le délai semblait déjà "un peu court". Pour certaines filières d’accès à la formation, le concours a lieu dès mars ou avril, et la mise en place de conventions entre instituts de formation et universités "ne prendra pas cinq minutes", a-t-il fait valoir. 

Le compte rendu "répond à plusieurs de nos interrogations", a noté pour sa part Cyrille Pernot, délégué général de la FFMKR, contacté par l’APM. Il a rappelé que son syndicat ne réclamait pas un master (bac+5) pour tous les étudiants.

Les orthophonistes ont obtenu une telle reconnaissance en janvier, mais ils devront passer un nouveau master après leurs cinq ans d’études s’ils veulent faire de la recherche, alors que les kinésithérapeutes devraient pouvoir le faire dès leur premier master, a-t-il affirmé.

La FFMKR souhaite cependant s’assurer que l’année préparatoire sera bien généralisée de la même façon sur tout le territoire. Cyrille Pernot a aussi noté que le périmètre exact des mesures prévues en 2014 comportait des inconnues.

Pour Guillaume Rall, vice-président de la FNEK, également joint lundi, le gouvernement n’a pas vraiment annoncé un report de la mise en place du nouveau programme, mais a fixé un objectif d’harmonisation universitaire de la sélection d’ici 2014, ce que la fédération approuve.

Tout en notant que des instituts appliquent déjà une partie des nouveaux enseignements, il a cependant émis des doutes sur leur entrée en vigueur complète dès septembre. "On ne veut pas non plus d’une réforme bâclée", a-t-il affirmé.

nc/ab/APM polsan

redaction@apmnews.com

 


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25 mars 2013
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