Le premier syndicat combatif de Paris

Suivez-nous

twitterfacebookrss

Tous les champs sont obligatoires

Pour rejoindre le site national du SNMKR et le SNBlog SNMKR

SNMKRPour rejoindre l'interface régionale d'Ile de France

Ostéopathie : Entre confusion et aberration, l’ambiguïté du Ministère...

Le 16 avril dernier, les professionnels de santé étaient conviés au ministère pour la présentation de la lettre de cadrage de la Ministre de la Santé.
 
Partant du constat alarmant de formations hétérogènes dispensées par de trop nombreux instituts de formation en ostéopathie, d’une démographie de près de 5000 nouveaux ostéopathes par an, le Ministère a souhaité prendre des dispositions urgentes pour remettre qualité et sécurité au centre du débat.
La formation de base sera de 5 ans pour les ostéopathes « exclusifs » (NPS) et il faudra étudier les dispenses possibles pour les Professionnels de Santé (Médecins et kinésithérapeutes principalement) afin de déterminer la durée éventuelle des études complémentaires nécessaires (à ce jour 1225 heures pour les kinésithérapeutes).
 
Le programme de formation devra être homogène et opposable pour tous les porteurs du titre qu’ils soient professionnels de santé ou non.
Pour cela, la Ministre a demandé à la DGOS d’organiser les travaux visant à construire le nouveau dispositif d’encadrement du titre d’ostéopathe, à définir les nouveaux critères d’agrément des instituts de formation notamment.
Selon le ministère, le contenu des études (référentiel formation activité compétences) n’est pas encore arrêté et devra être construit par un groupe de travail mixte (NPS et PS) afin que tout soit prêt pour la rentrée 2014.
Le SNMKR ainsi que l’ensemble des organisations présentes trouvent cette méthode qui consiste à définir le contenant avant de connaître le contenu pour le moins surprenante. Ceci ne vient en fait qu’ajouter à la confusion qui préside à la gestion de ce dossier depuis 2007.
 
En effet, la délivrance et le partage du même titre d’ostéopathe pour des thérapeutes dont certains sont des professionnels de santé et d’autres non, a créé un quiproquo inacceptable lié à une absence totale de visibilité pour les patients, même si le ministère réaffirme que l’ostéopathie ne deviendra pas une profession de santé à part entière.
Dans ce contexte, la posture du ministère apparaît plus ambiguë que jamais et la réunion de cette semaine n’apporte rien qui puisse réellement éclairer la situation pour les étudiants, ni rassurer les patients ou les professionnels de santé.
Le SNMKR constate un énième changement de paradigme.
 
Pour la kinésithérapie il aura fallu plusieurs années pour définir un cursus cohérent pour quatre années d’étude, alors que pour l’ostéopathie seules trois réunions semblent devoir être suffisantes pour rédiger un référentiel de formation établi sur cinq années d’étude.
Cette façon d’agir révèle une totale incohérence et constitue une scandaleuse aberration.
Le SNMKR et l’UMKO resteront très attentifs à toutes les propositions du ministère et participera à ces travaux avec la ferme intention de défendre l’ostéopathie médicale et les intérêts des masseurs kinésithérapeutes.
Paris, le 19 avril 2013
Stéphane MICHEL 
 
Lire ci-dessous l’avis des représentants des médecins libéraux :
 
Déclaration des médecins libéraux : Les ostéopathes doivent être des professionnels de santé diplômés.
 
Les ostéopathes doivent être soit médecins, soit kinésithérapeutes, plaident en cœur la CMF (Confédérations des syndicats de médecins français) et la FMF (Fédération des médecins de France) 
Lors d’une récente réunion ministérielle consacrée à l’encadrement de l’ostéopathie, les deux syndicats ont dénoncé l’amalgame entre professionnels de santé et ceux qui ne le sont pas, mais n’en affichent pas moins le titre après avoir effectué des études payante dans une école privée. 
Dans un communiqué intitulé : “Les stewards aux commandes des avions ?”, la FMF rappelle que l’ostéopathie est une discipline médicale qui nécessite un diagnostic médical préalable.
“Les ostéopathes non professionnels de santé quel que soit la durée de leur formation privée (et non contrôlée) ne seront jamais des médecins mais resterons des professionnels du bien être comme leur champ de compétences le définit (entreprise commerciale et même statut que les esthéticiennes).”
Pour sa part, la CSMF demande une clarification au ministère de la Santé. Et l’enjoint de ne pas reconnaître un titre d’ostéopathe délivré à l’issue d’une telle formation payante et privée.
“Les différences de qualification entre ostéopathes professionnels de santé et non professionnels de santé ne doivent pas être banalisées. Comme tout acte thérapeutique, l’acte d’ostéopathie ne peut être que l’aboutissement d’une séquence diagnostique indissociable comportant un interrogatoire, un examen clinique, éventuellement la prescription d’examens complémentaires que seuls les médecins sont à même de réaliser”, insiste la Confédération.
La FMF et la CSMF demandent que le gouvernement intervienne auprès des assurances complémentaires santé pour qu’elles limitent leur prise en charge aux seuls actes effectués par des ostéopathes médecins ou kinésithérapeutes.
 

Le Panorama du Médecin le 19-04-2013