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Rupture d’égalité, perte de chance, discrimination ? Le point sur nos études

Aujourd’hui, la formation en kinésithérapie dure trois, quatre ou cinq ans. Pourtant le diplôme d’Etat délivré à l’issue de cette dernière est le même.
L’universitarisation de la formation dans le cadre du processus Bologne, signé par l’Etat Français, devait être un moyen d’harmoniser les cursus et les programmes.
Pourtant, il persiste une rupture d’égalité à trois niveaux :

1.Rupture d’égalité de sélection et de reconnaissance en France :

Il persiste toujours des différences que les arbitrages ministériels ne solutionnent pas, conservant notamment deux régimes de formation,l’un privé, l’autre public, avec pour certains des classes préparatoires obligatoires, ou des concours.

De plus, pour le même diplôme,certains étudiants paieront moins de 300 euros par an et bénéficieront du statut d’étudiant, pendant que d’autres devront s’acquitter de plus de 8000 euros par an sans toutefois bénéficier des avantages du statut étudiant dont les bourses CROUS par exemple.
Une telle différence est-elle encore acceptable ?

2.Rupture d’égalité de reconnaissance entre les diplômés de France et les diplômés communautaires :
De nombreux pays membres de l’UE forment les étudiants en kinésithérapie en 4 ou 5 ans au sein d’une Université et délivrent un grade de Master (300 ECTS) pendant que l’arbitrage des Ministres français confirme la reconnaissance en grade Licence(180 ECTS) avec pour certains « chanceux » la possibilité de faire valoir une reconnaissance de 60 ECTS supplémentaires pour leur première année, à condition que leur IFMK ait passé une convention avec l’Université et que cette première année se soit déroulée au sein de la PACES.

Ainsi les kinésithérapeutes diplômés d’Etat ne disposeraient pas de la même reconnaissance universitaire que leurs homologues européens et, de fait, ne pourraient faire valoir leur diplôme hors des frontières de l’hexagone, que ce soit au sein de l’UE ou de certains pays dont le Canada par exemple.

3.Rupture d’égalité de traitement entre différentes professions de santé et différentes professions de rééducation :
Alors même que le nombre d’heures de formation est équivalent,les orthophonistes ont obtenu une reconnaissance en Master avec un allongement de la durée de leurs études à 5 ans, compte tenu de la complexité de leurs actes,pendant que les kinésithérapeutes ont obtenu une reconnaissance en Licence et 3 ans d’études plus une année de sélection préparation, même si l’intitulé de l’arbitrage fait état de 4 ans d’études (240ECTS) dont une année de préparation sélection.

Comment dès lors les kinésithérapeutes peuvent-ils accepter une telle rupture d’égalité, une telle perte de chance et une telle discrimination ?

Les négociations que nous avons entamées devront amener le Gouvernement à répondre à ces questions.

Stéphane Michel , président.