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SUPPRESSION DE LA DAP AU-DELA DE 30 SEANCES : LA FAUSSE BONNE NOUVELLE

Depuis le 13 avril dernier les kinésithérapeutes n’ont plus l’obligation d’obtenir un accord préalable lorsqu’un patient nécessite plus de 30 séances de rééducation, sur une période de 12 mois, et ce pour une pathologie non soumise à référentiel.

Cette nouvelle, annoncée par certains comme une grande avancée pour les professionnels, n’est en réalité que la suite logique du recul de la garantie juridique que accompagnait en son temps la DEP.
 
Tout d’abord il faut rappeler que cette suppression au-delà de 30 séances était inscrite dans l’avenant n°3 de notre convention, que le SNMKR dans l’Union avait refusé de signer, et pour cause !
 
En effet, cet avenant prévoit la généralisation de la mise sous référentiels de l’ensemble des pathologies ostéo-articulaires traitées par les kinésithérapeutes. C’est cette généralisation des référentiels que la FFMKR a osé signer contre l’avis de la majorité des professionnels… Dès lors, tout le monde comprendra que cette DAP n’avait de toutes les façons plus de raison d’exister.
 
Il faut se souvenir également que le SNMKR a toujours défendu le maintien de la DEP pendant que d’autres brandissaient le slogan de la « simplification administrative » et n’obtenaient en échange que des complications supplémentaires pour des professionnels de terrain qui aujourd’hui n’y comprennent plus rien !
Rappelons que la DEP permettait aux kinésithérapeutes, à qui les CPAM réclamaient des remboursements d’indus, le plus souvent de façon injustifiée, d’opposer l’accord tacite prévu par la procédure de demande d’entente préalable. 
Aujourd’hui tous les kinésithérapeutes devront demander un accord argumenté par des éléments médicaux avant de pouvoir poursuivre leur traitement. Quelle belle avancée !
 
Enfin, on peut se demander si l’assurance maladie ne serait pas la grande gagnante de cette signature d’avenant car la suppression progressive des formulaires papiers lui permettra de réorienter les salariés qui étaient dévoués au traitement des centaines de milliers de DEP, à des postes de contrôle d’activité…